C'est évidemment un jugement à courte vue qui se heurte à la vérité des chiffres. Un véhicule au maître couple élevé (surface frontale) et au poids conséquent consommera toujours plus qu'une voiture basse, petite et légère. Voué aux gémonies par quelques excités, le 4 x 4 fait l'objet d'un mauvais procès alors qu'il est confronté à la même problématique qu'un monospace de même gabarit. Ce dernier est pourtant paré de toutes les vertus et peut, sans soulever le moindre commentaire, promener ses cinq mètres de long en ville avec le seul conducteur à bord.
Il faut donc se garder de faire le procès du 4 x 4 en ville et plutôt s'interroger sur la place réservée à l'automobile au milieu des autres transports urbains.
Au moment où la faible consommation est plutôt une affaire de dernière génération technologique que de genre de véhicule, il faudra se rendre à l'évidence que ce sont les anciennes voitures, beaucoup plus polluantes, qu'il faut envoyer à la casse. La rivalité entre transport individuel et en commun est un face-à-face indécis sur lequel il faut s'interroger. Il ne tournera à l'avantage des seconds que lorsqu'ils offriront, à tout moment, la même sécurité, la même propreté et une rapidité équivalente sur des parcours non directs. Il faut chercher là le succès de l'automobile qui, malgré les embouteillages et son prix de revient, reste le moyen de locomotion le plus apprécié des conductrices. Parce qu'elles s'y sentent bien et protégées, elles ont plébiscité le monospace et le 4 x 4.
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