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Louis Gallois confirme le plan de restructuration

lefigaro.fr (avec AFP).
 Publié le 10 octobre 2006
Actualisé le 10 octobre 2006 : 21h23
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Louis Gallois assure que le principal handicap de l'avionneur européen est la faiblesse du dollar par rapport à l'euro.
Louis Gallois assure que le principal handicap de l'avionneur européen est la faiblesse du dollar par rapport à l'euro.
(Le Figaro / J-J Ceccarini)
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Soutenu par le conseil d’administration du groupe européen, le co-président d’EADS qui a succédé à Christian Streiff à la présidence d’Airbus, confirme que la réorganisation de l'avionneur commence «tout de suite». Il est favorable au lancement de l'A350.

 

Le redressement d’airbus sera «douloureux bien sûr, douloureux parce qu'il y aura des suppressions d'emplois, on le sait bien» et «qu'il faudra se poser la question des sites». Son nouveau président, Louis Gallois l’a confirmé, mardi matin sur Europe 1.

 
Mais les suppressions d'emploi et la réorganisation des chaînes d'assemblage se feront «après plusieurs mois de travail», dans «le dialogue et l'équilibre», a promis le nouveau PDG qui s’est rendu mardi à Toulouse pour rencontrer salariés et cadres. A l’issue de cette rencontre, ces derniers se sont dits «partiellement rassurés» par la «méthode douce» envisagée par Louis Gallois pour faire partir les gens à l’âge de la retraite, notamment.
 
«Des structures trop lourdes»
 
Louis Gallois a précisé que les suppressions d'emplois «ne porteraient pas seulement sur les ateliers et les bureaux d'études, car Airbus doit livrer 430 avions cette année». En revanche a-t-il ajouté, «il y a des structures trop lourdes qu'il faudra rendre plus légères».
 
En ce qui concerne la réorganisation des usines, Louis Gallois estime qu’il «faudra se poser des questions de lignes d'assemblage, pour les rationaliser car on ne peut pas vivre avec deux sites qui se partagent toutes les lignes d'assemblage». Toutefois, «aucune décision» n’a, pour l’heure, été prise.
 
Lancement de l’A350
 
Pour lui, les difficultés industrielles de l'A380 ne remettent pas en cause la qualité de cet avion «parfaitement sûr, qui sera certifié à la fin de l'année». Gallois s’est dit en désaccord avec Christian Streiff, qui avait affirmé qu’Airbus avait 10 ans de retard à rattraper sur Boeing. Selon lui, le principal handicap d’Airbus est la chute du dollar, alors qu’EADS vend tous ses avions en dollars. «Sur le plan technologique, il vrai que, avec le 787, Boeing a pris un certaine avance sur les matériaux composites, nous sommes en train de la rattraper. Je ne suis pas vraiment inquiet sur ce point», a-t-il toutefois souligné.
 
Le nouveau président d’Airbus est pour le lancement de l’A350. Il estime que l’entreprise «doit être présente sur l'ensemble de la gamme» et ajoute qu'il présentera «le dossier du lancement de l'A350 de façon positive» au conseil d'administration d'EADS qui devra se prononcer «dans les prochaines semaines».
 
«L'A350, c'est le milieu de gamme, le gros porteur de 200-300 places à long rayon d'action, c'est 40% du marché», a-t-il indiqué, même s'il «faut trouver 9 à 10 milliards d'euros et les ressources en ingénierie» pour le lancer.
 
Double casquette
 
Pour Louis Gallois, le fait de cumuler désormais les fonctions de coprésident exécutif d'EADS et de président d'Airbus constitue une «simplification très forte». «Christian Streiff est parti parce qu'il croyait qu'il y avait une difficulté entre Airbus et EADS. Avec moi il n'y a plus de conflit potentiel puisque c'est la même personne» qui dirige.
 
Contrairement à Louis Gallois, Christian Streiff devait en effet rendre compte à Thomas Enders, l'autre co-président exécutif d'EADS, qui, de son côté, supervise désormais toutes les autres divisions du groupe : Eurocopter, l'espace, les systèmes de défense et de sécurité. Mais Louis Gallois d’ajouter : «Ça n'empêche qu'Airbus, détenu à 100% par EADS, doit des comptes à EADS».
 
Dans une interview aux Echos, les co-présidents du conseil de surveillance d'EADS, Manfred Bischoff et Arnaud Lagardère, ont démenti les rumeurs selon lesquelles le conseil d'administration aurait été en désaccord avec Christian Streiff sur le plan de redressement, baptisé ‘Power 8’. « Bien au contraire », a précisé Manfred Bischoff. « Le conseil s'est prononcé en faveur du plan à l'unanimité».
 
A la bourse de Paris, l'action EADS regagnait 3,62% à la clôture, après plusieurs séances de recul.
 

Soutenu par le conseil d’administration du groupe européen, le co-président d’EADS qui a succédé à Christian Streiff à la présidence d’Airbus, confirme que la réorganisation de l'avionneur commence «tout de suite». Il est favorable au lancement de l'A350.

 

Le redressement d’airbus sera «douloureux bien sûr, douloureux parce qu'il y aura des suppressions d'emplois, on le sait bien» et «qu'il faudra se poser la question des sites». Son nouveau président, Louis Gallois l’a confirmé, mardi matin sur Europe 1.

 
Mais les suppressions d'emploi et la réorganisation des chaînes d'assemblage se feront «après plusieurs mois de travail», dans «le dialogue et l'équilibre», a promis le nouveau PDG qui s’est rendu mardi à Toulouse pour rencontrer salariés et cadres. A l’issue de cette rencontre, ces derniers se sont dits «partiellement rassurés» par la «méthode douce» envisagée par Louis Gallois pour faire partir les gens à l’âge de la retraite, notamment.
 
«Des structures trop lourdes»
 
Louis Gallois a précisé que les suppressions d'emplois «ne porteraient pas seulement sur les ateliers et les bureaux d'études, car Airbus doit livrer 430 avions cette année». En revanche a-t-il ajouté, «il y a des structures trop lourdes qu'il faudra rendre plus légères».
 
En ce qui concerne la réorganisation des usines, Louis Gallois estime qu’il «faudra se poser des questions de lignes d'assemblage, pour les rationaliser car on ne peut pas vivre avec deux sites qui se partagent toutes les lignes d'assemblage». Toutefois, «aucune décision» n’a, pour l’heure, été prise.
 
Lancement de l’A350
 
Pour lui, les difficultés industrielles de l'A380 ne remettent pas en cause la qualité de cet avion «parfaitement sûr, qui sera certifié à la fin de l'année». Gallois s’est dit en désaccord avec Christian Streiff, qui avait affirmé qu’Airbus avait 10 ans de retard à rattraper sur Boeing. Selon lui, le principal handicap d’Airbus est la chute du dollar, alors qu’EADS vend tous ses avions en dollars. «Sur le plan technologique, il vrai que, avec le 787, Boeing a pris un certaine avance sur les matériaux composites, nous sommes en train de la rattraper. Je ne suis pas vraiment inquiet sur ce point», a-t-il toutefois souligné.
 
Le nouveau président d’Airbus est pour le lancement de l’A350. Il estime que l’entreprise «doit être présente sur l'ensemble de la gamme» et ajoute qu'il présentera «le dossier du lancement de l'A350 de façon positive» au conseil d'administration d'EADS qui devra se prononcer «dans les prochaines semaines».
 
«L'A350, c'est le milieu de gamme, le gros porteur de 200-300 places à long rayon d'action, c'est 40% du marché», a-t-il indiqué, même s'il «faut trouver 9 à 10 milliards d'euros et les ressources en ingénierie» pour le lancer.
 
Double casquette
 
Pour Louis Gallois, le fait de cumuler désormais les fonctions de coprésident exécutif d'EADS et de président d'Airbus constitue une «simplification très forte». «Christian Streiff est parti parce qu'il croyait qu'il y avait une difficulté entre Airbus et EADS. Avec moi il n'y a plus de conflit potentiel puisque c'est la même personne» qui dirige.
 
Contrairement à Louis Gallois, Christian Streiff devait en effet rendre compte à Thomas Enders, l'autre co-président exécutif d'EADS, qui, de son côté, supervise désormais toutes les autres divisions du groupe : Eurocopter, l'espace, les systèmes de défense et de sécurité. Mais Louis Gallois d’ajouter : «Ça n'empêche qu'Airbus, détenu à 100% par EADS, doit des comptes à EADS».
 
Dans une interview aux Echos, les co-présidents du conseil de surveillance d'EADS, Manfred Bischoff et Arnaud Lagardère, ont démenti les rumeurs selon lesquelles le conseil d'administration aurait été en désaccord avec Christian Streiff sur le plan de redressement, baptisé ‘Power 8’. « Bien au contraire », a précisé Manfred Bischoff. « Le conseil s'est prononcé en faveur du plan à l'unanimité».
 
A la bourse de Paris, l'action EADS regagnait 3,62% à la clôture, après plusieurs séances de recul.
 

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