Estimant qu'il n'est pas en mesure d'imposer ses vues, le célèbre homme d'affaires a vendu ses 10 %.
Frustré par le refus de la direction de GM d'adopter une stratégie encore plus radicale, Kirk Kerkorian a conclu qu'il ne pourrait faire triompher ses vues qu'en renversant l'équipe dirigeante du constructeur. « J'aime faire des paris, mais j'arrête de jouer quand il n'y a pas moyen de gagner », a-t-il expliqué à son confident Terry Christensen. L'imprévisible et secret personnage qui a fait fortune dans l'immobilier et les casinos à Las Vegas jugeait trop minces ses chances de gagner une éventuelle bataille d'actionnaires pour orchestrer un coup d'état chez GM.
En octobre, après la décision de GM de ne pas s'engager comme le prônait Kirk Kerkorian dans une alliance avec Renault-Nissan, Jerome York, fidèle agent du raider californien, avait quitté le conseil d'administration du groupe en claquant la porte. Après 10,6 milliards de pertes en 2005, 2006 est censée marquer un tournant pour GM. Le groupe a renoué avec les profits au niveau de l'exploitation, réduit ses coûts de 9 milliards de dollars, incité 34 400 ouvriers à quitter l'entreprise et vendu 51 % de sa filiale financière Gmac. Elle ne regagne toujours pas des parts de marché en Amérique du Nord face à la concurrence des marques asiatiques. Mais, notamment grâce à la sortie de nouveaux modèles et de meilleures synergies entre ses différentes filiales et marques, GM est en avance dans sa restructuration par rapport au numéro deux, Ford.
La sortie de Kirk Kerkorian n'est peut-être pas définitive. Il pourrait repartir à l'assaut de GM dans les prochains mois. Surtout si les négociations entre le constructeur et son principal fournisseur Delphi tournaient court. Et si les négociations cruciales qui vont s'engager l'été prochain entre le syndicat l'automobile (UAW) et GM n'aboutissaient pas dans le sens escompté. GM doit établir les termes d'un nouveau contrat de travail qui garantisse des charges et coûts moins onéreux pour contrer ses rivaux étrangers qui assemblent des véhicules en Amérique du Nord avec des ouvriers non syndiqués. Si GM venait à trébucher sur ces deux obstacles, Rick Wagoner redeviendrait très vulnérable. La stratégie proposée par Kirk Kerkorian, visant des réductions encore plus massives de coûts, la négociation d'une éventuelle alliance avec un autre constructeur et la vente de marques comme Saab et Hummer, ferait sûrement de nouveaux des adeptes
Estimant qu'il n'est pas en mesure d'imposer ses vues, le célèbre homme d'affaires a vendu ses 10 %.
KIRK KERKORIAN est sorti du capital de General Motors (GM). Cette décision donne du champ à Rick Wagoner, le patron du groupe. Il pourra persévérer dans sa stratégie de restructuration du premier constructeur automobile américain. À partir de mai 2005, le légendaire investisseur octogénaire avait commencé de racheter sur le marché des actions GM. En septembre dernier, il avait accumulé plus de 10 % du capital. Or en quelques jours Kirk Kerkorian a liquidé entièrement sa position. Il en retire un modeste profit de moins de 100 millions de dollars sur un investissement qui a porté sur 1,6 milliard de dollars.Frustré par le refus de la direction de GM d'adopter une stratégie encore plus radicale, Kirk Kerkorian a conclu qu'il ne pourrait faire triompher ses vues qu'en renversant l'équipe dirigeante du constructeur. « J'aime faire des paris, mais j'arrête de jouer quand il n'y a pas moyen de gagner », a-t-il expliqué à son confident Terry Christensen. L'imprévisible et secret personnage qui a fait fortune dans l'immobilier et les casinos à Las Vegas jugeait trop minces ses chances de gagner une éventuelle bataille d'actionnaires pour orchestrer un coup d'état chez GM.
En octobre, après la décision de GM de ne pas s'engager comme le prônait Kirk Kerkorian dans une alliance avec Renault-Nissan, Jerome York, fidèle agent du raider californien, avait quitté le conseil d'administration du groupe en claquant la porte. Après 10,6 milliards de pertes en 2005, 2006 est censée marquer un tournant pour GM. Le groupe a renoué avec les profits au niveau de l'exploitation, réduit ses coûts de 9 milliards de dollars, incité 34 400 ouvriers à quitter l'entreprise et vendu 51 % de sa filiale financière Gmac. Elle ne regagne toujours pas des parts de marché en Amérique du Nord face à la concurrence des marques asiatiques. Mais, notamment grâce à la sortie de nouveaux modèles et de meilleures synergies entre ses différentes filiales et marques, GM est en avance dans sa restructuration par rapport au numéro deux, Ford.
La sortie de Kirk Kerkorian n'est peut-être pas définitive. Il pourrait repartir à l'assaut de GM dans les prochains mois. Surtout si les négociations entre le constructeur et son principal fournisseur Delphi tournaient court. Et si les négociations cruciales qui vont s'engager l'été prochain entre le syndicat l'automobile (UAW) et GM n'aboutissaient pas dans le sens escompté. GM doit établir les termes d'un nouveau contrat de travail qui garantisse des charges et coûts moins onéreux pour contrer ses rivaux étrangers qui assemblent des véhicules en Amérique du Nord avec des ouvriers non syndiqués. Si GM venait à trébucher sur ces deux obstacles, Rick Wagoner redeviendrait très vulnérable. La stratégie proposée par Kirk Kerkorian, visant des réductions encore plus massives de coûts, la négociation d'une éventuelle alliance avec un autre constructeur et la vente de marques comme Saab et Hummer, ferait sûrement de nouveaux des adeptes