En cédant cette activité, le groupe français confirme ses priorités pour l'avenir : le ciment et les marchés émergents.
Lafarge - présent dans le ciment, le béton et les granulats, ainsi que le plâtre - s'était retrouvé dans la fabrication de tuiles et d'accessoires de toiture à l'occasion de l'acquisition, en 1998, du britannique Redland. Un rachat suivi, trois ans plus tard, de l'acquisition de Blue Circle. Deux opérations qui avaient permis au groupe français de doubler sa taille. Mais l'intégration de Blue Circle, difficile, avait plombé le groupe, qui poursuit aujourd'hui le « nettoyage » de son portefeuille.
« Cette cession nous redonne une flexibilité financière plus forte qui s'était un peu amoindrie avec l'acquisition des actionnaires minoritaires de Lafarge North America (NDLR : en mai 2006 pour 2,7 milliards d'euros) », explique un porte-parole.
Le recentrage de Lafarge se poursuit en parallèle d'un programme ambitieux de réduction de coûts (400 millions d'euros d'ici à 2008). Une discipline qui devrait satisfaire l'exigeant investisseur belge Albert Frère, qui a porté le mois dernier à 13,2 % sa participation dans le capital de Lafarge.
En se séparant de sa branche toiture, le premier cimentier mondial se donne également les moyens de son repositionnement stratégique. Bruno Lafont s'est en effet fixé deux priorités pour l'avenir : le ciment et les marchés émergents, Chine, Inde et Russie en tête. Un cap qu'il poursuit malgré des rumeurs récurrentes de mariage avec Saint-Gobain et alors que ses concurrents Holcim et Cemex sont engagés dans des OPA hostiles.
En cédant cette activité, le groupe français confirme ses priorités pour l'avenir : le ciment et les marchés émergents.
AUX COMMANDES de Lafarge depuis le début de l'année, Bruno Lafont accélère. Hier, le directeur général de Lafarge a bouclé la vente de sa branche toiture, en retenant l'offre de PAI Partners. Montant de la facture pour le fonds d'investissement européen : 1,96 milliard d'euros, auxquels s'ajoutent 420 millions d'euros de reprise de dettes et de retraites. Ce qui porte la valeur de l'activité toiture à 2,4 milliards d'euros. Lafarge avait entrepris depuis février le redressement de cette branche, plombée par le marché allemand, qui emploie pas moins de 12 000 personnes sur les 80 000 que compte le groupe. Une fois l'opération bouclée, il restera « associé » à cette activité en reprenant 35 % de son capital.Lafarge - présent dans le ciment, le béton et les granulats, ainsi que le plâtre - s'était retrouvé dans la fabrication de tuiles et d'accessoires de toiture à l'occasion de l'acquisition, en 1998, du britannique Redland. Un rachat suivi, trois ans plus tard, de l'acquisition de Blue Circle. Deux opérations qui avaient permis au groupe français de doubler sa taille. Mais l'intégration de Blue Circle, difficile, avait plombé le groupe, qui poursuit aujourd'hui le « nettoyage » de son portefeuille.
« Cette cession nous redonne une flexibilité financière plus forte qui s'était un peu amoindrie avec l'acquisition des actionnaires minoritaires de Lafarge North America (NDLR : en mai 2006 pour 2,7 milliards d'euros) », explique un porte-parole.
Le recentrage de Lafarge se poursuit en parallèle d'un programme ambitieux de réduction de coûts (400 millions d'euros d'ici à 2008). Une discipline qui devrait satisfaire l'exigeant investisseur belge Albert Frère, qui a porté le mois dernier à 13,2 % sa participation dans le capital de Lafarge.
En se séparant de sa branche toiture, le premier cimentier mondial se donne également les moyens de son repositionnement stratégique. Bruno Lafont s'est en effet fixé deux priorités pour l'avenir : le ciment et les marchés émergents, Chine, Inde et Russie en tête. Un cap qu'il poursuit malgré des rumeurs récurrentes de mariage avec Saint-Gobain et alors que ses concurrents Holcim et Cemex sont engagés dans des OPA hostiles.