logo Figaro

Pfizer trébuche sur son futur anticholestérol

De notre correspondant à Washington PIERRE-YVES DUGUA.
 Publié le 05 décembre 2006
Actualisé le 05 décembre 2006 : 08h27
  • 3 colonnes
  • moins
  • plus
  • Envoyer à un ami
  • Imprimer l'article
  • Rss
  • Acquérir les droits pour cet article
  • Les archives
  • Forum
logo FIGARO Fermer le fenêtre

logo FIGARO Fermer le fenêtre

Le Torcetrapib, successeur du Lipitor, ne verra pas le jour. Un coup rude pour le laboratoire américain.

 
LE GÉANT mondial de la pharmacie, Pfizer, se retrouve brusquement privé du médicament qui devait remplacer son produit vedette, le Lipitor. Il y a une semaine seulement la firme new-yorkaise avait promis à ses actionnaires de demander le feu vert des autorités fédérales en 2007 en vue de commercialiser une nouvelle molécule, Torcetrapib, pour lutter plus efficacement contre le cholestérol. Or Pfizer vient d'abandonner Torcetrapib, constatant une proportion plus élevée que prévu de décès parmi les 15 000 patients volontaires qui en prenaient à titre expérimental. Le cours de Pfizer hier à New York en a plongé de plus de 12 %.
 

Des acquisitions en vue

 

Lipitor représente aujourd'hui près de la moitié des 12 milliards de dollars de profits nets de Pfizer et un quart de son chiffre d'affaires. Ce médicament tombera dans le domaine public en 2011. Il deviendra alors un produit générique que d'autres laboratoires pourront commercialiser à bas prix. Son remplacement par un nouveau produit breveté, comme Torcetrapib, capable d'augmenter le « bon cholestérol », était jugé essentiel pour Pfizer qui avait investi un milliard de dollars dans son développement.

 

Aujourd'hui, 650 000 Américains meurent chaque année de maladies cardiaques. Ce chiffre serait réduit grâce à des médicaments capables de faire la distinction entre le bon et le mauvais cholestérol, au lieu comme Lipitor de réduire simultanément les deux types de protéines dans le sang.

 

D'autres groupes pharmaceutiques travaillent en ce moment sur des molécules concurrentes de Torcetrapib. Il s'agit du laboratoire suisse Roche et de l'américain Merck. Mais ils sont moins avancés dans leurs tests que Pfizer. Or c'est dans les phases finales de l'expérimentation de Torcetrapib que les effets secondaires dangereux sont apparus.

 

L'inquiétude à l'égard du laboratoire américain est d'autant plus grande que cinq autres médicaments importants verront leur brevet expirer en 2011. De fait, pour maintenir son rang de numéro un et préserver ses profits, la société va poursuivre la réduction de ses coûts. Faute de découvrir de nouveaux médicaments, Jeffrey Kindler, patron de Pfizer depuis juillet, envisage aussi de nouvelles acquisitions. La société dispose d'une trésorerie de 29 milliards de dollars dont plus de la moitié pourrait financer le rachat d'autres laboratoires.

 

 

Le Torcetrapib, successeur du Lipitor, ne verra pas le jour. Un coup rude pour le laboratoire américain.

 
LE GÉANT mondial de la pharmacie, Pfizer, se retrouve brusquement privé du médicament qui devait remplacer son produit vedette, le Lipitor. Il y a une semaine seulement la firme new-yorkaise avait promis à ses actionnaires de demander le feu vert des autorités fédérales en 2007 en vue de commercialiser une nouvelle molécule, Torcetrapib, pour lutter plus efficacement contre le cholestérol. Or Pfizer vient d'abandonner Torcetrapib, constatant une proportion plus élevée que prévu de décès parmi les 15 000 patients volontaires qui en prenaient à titre expérimental. Le cours de Pfizer hier à New York en a plongé de plus de 12 %.
 

Des acquisitions en vue

 

Lipitor représente aujourd'hui près de la moitié des 12 milliards de dollars de profits nets de Pfizer et un quart de son chiffre d'affaires. Ce médicament tombera dans le domaine public en 2011. Il deviendra alors un produit générique que d'autres laboratoires pourront commercialiser à bas prix. Son remplacement par un nouveau produit breveté, comme Torcetrapib, capable d'augmenter le « bon cholestérol », était jugé essentiel pour Pfizer qui avait investi un milliard de dollars dans son développement.

 

Aujourd'hui, 650 000 Américains meurent chaque année de maladies cardiaques. Ce chiffre serait réduit grâce à des médicaments capables de faire la distinction entre le bon et le mauvais cholestérol, au lieu comme Lipitor de réduire simultanément les deux types de protéines dans le sang.

 

D'autres groupes pharmaceutiques travaillent en ce moment sur des molécules concurrentes de Torcetrapib. Il s'agit du laboratoire suisse Roche et de l'américain Merck. Mais ils sont moins avancés dans leurs tests que Pfizer. Or c'est dans les phases finales de l'expérimentation de Torcetrapib que les effets secondaires dangereux sont apparus.

 

L'inquiétude à l'égard du laboratoire américain est d'autant plus grande que cinq autres médicaments importants verront leur brevet expirer en 2011. De fait, pour maintenir son rang de numéro un et préserver ses profits, la société va poursuivre la réduction de ses coûts. Faute de découvrir de nouveaux médicaments, Jeffrey Kindler, patron de Pfizer depuis juillet, envisage aussi de nouvelles acquisitions. La société dispose d'une trésorerie de 29 milliards de dollars dont plus de la moitié pourrait financer le rachat d'autres laboratoires.

 

 

Liens Commerciaux

Liens Sponsorisés