
CONGRÈS. Les artisans, qui tenaient hier leur congrès annuel a Paris, ont eu droit à une véritable déclaration d'amour du gouvernement. «
Traditionnellement, le ministre de l'Économie envoie un secrétaire d'État s'occuper des artisans, alors que lui porte toute sons attention aux grandes entreprises. Je suis là aujourd'hui parce que l'économie vous doit beaucoup, vous êtes le premier employeur de France », a affirmé Christine Lagarde en introduction de la journée organisée par l'UPA.
Il faut dire que le ministre avait devant elle le monde des très petites entreprises, dont dépend en partie le succès de l'utilisation des heures supplémentaires détaxées, une des mesures phares de sa loi Tepa.
«
Je suis venue vous demander votre aide ! », a d'ailleurs lâché le ministre au cours de son intervention, insistant sur le fait que cette mesure peut être favorable aux entreprises comme aux salariés.
Le Premier ministre, François Fillon, a promis pour sa part de communiquer plus encore sur cette mesure. De fait, le gouvernement sait que elle ne sera pas facile à mettre en application dans les petites structures, si tant est qu'elles s'en servent...
Quoi qu'il en soit, Christine Lagarde a tenu à montrer au monde de l'artisanat qu'il n'est pas laissé pour compte. Rappelant que les contribuables pourront déduire de leur cotisation d'ISF 75 % des versements réalisés au profit d'une PME, le ministre de l'Économie leur a assuré que «
ce fléchage de l'ISF vers les entreprises doit aller dans votre direction ». «
On souhaite que la mesure bénéficie à un maximum de PME », relève-t-on dans son entourage.
Aujourd'hui la moitié des entreprises artisanales sont sans capital. En évoquant ce sujet, le ministre en soulève un autre : celui du statut de l'entrepreneur individuel, sur lequel on planche en ce moment à Bercy.