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Quand Google traque les logiciels "bandits"

Samuel Laurent (lefigaro.fr).
 Publié le 29 août 2006
Actualisé le 29 août 2006 : 18h29
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Le site stopbadware.org
Le site stopbadware.org "enquête" sur le dernier logiciel d'AOL.
(Capture d'écran)
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Le moteur de recherche et d’autres d’opérateurs web ont mis en place le site stopBadware.org, qui recense les logiciels installant des espions ou autres pop-up douteux sur votre ordinateur.

 
Si Internet est un « Far West » sans règles et sans contrôle, il a désormais son shérif. En surfant, ou encore en téléchargeant un programme, l’internaute n’était jamais à l’abri de tomber sur un site ou un logiciel contenant des virus et autres programmes espions. Depuis quelques mois, Google et d’autres opérateurs web ont mis en place le site StopBadware.org , qui se charge de recenser ces logiciels «bandits».
 
59 millions de PC américains infectéés
 
Parmi les flopées de petits programmes gratuits qu’on trouve partout sur Internet, se dissimulent en effet des «desperados», regroupés sous un nom générique : «badwares». Un «badware» peut contenir des «spywares», de petits programmes qui s’installent en même temps que lui et qui observent ensuite tout ce que fait l’internaute. Il peut aussi incorporer des «malware», apparentés aux virus et autres « chevaux de Troie » qui permettent la prise de contrôle à distance de votre ordinateur. Enfin, un «badware» peut simplement déclencher des pop-up, l’ajout automatique de favoris ou d’icônes à votre navigateur, ou encore l’installation d’autres logiciels en même temps que celui que l’on souhaitait. Aux Etats-Unis, 59 millions de PC contiendraient des «badwares».
 
Pour lutter contre ces programmes, plusieurs acteurs d’Internet, dont Google, Lenovo et Sun Microsystems, réunis dans la Stop Badware Coalition, ont donc décidé, avec leur site, de relancer bonne vieille méthode du Far West : l’avis de recherche. Jusqu’ici, StopBadware se contentait de lister les logiciels. Mais depuis le mois d’août, Google affiche un avertissement lorsqu’on accède, via les réponses du moteur de recherche, à un site répertorié dans la base de données du site. De quoi décourager les compagnies de produire ce type de programmes.
 
Le dernier logiciel d’AOL mis en cause
 
La mésaventure vient d’arriver à la dernière version du logiciel du fournisseur d’accès AOL, qui fait l’objet d’une «enquête» de StopBadware. Le site lui reproche une foule de choses : L’installation du logiciel lance automatiquement celle de programmes «partenaires», comme RealPlayer ou QuickTime ; il impose sa mise à jour régulière, sans laisser le choix à l’utilisateur ; il ajoute une barre de navigation et plusieurs icônes au navigateur Internet Explorer ; et enfin lorsqu’on le désinstalle, deux processus liés à AOL restent sur la machine.
 
Pour l’instant, le programme d’AOL n’a pas été classé comme «badware». Le fournisseur d’accès a déjà promis de faire des efforts pour éviter que ne tombe le couperet.
 

Le moteur de recherche et d’autres d’opérateurs web ont mis en place le site stopBadware.org, qui recense les logiciels installant des espions ou autres pop-up douteux sur votre ordinateur.

 
Si Internet est un « Far West » sans règles et sans contrôle, il a désormais son shérif. En surfant, ou encore en téléchargeant un programme, l’internaute n’était jamais à l’abri de tomber sur un site ou un logiciel contenant des virus et autres programmes espions. Depuis quelques mois, Google et d’autres opérateurs web ont mis en place le site StopBadware.org , qui se charge de recenser ces logiciels «bandits».
 
59 millions de PC américains infectéés
 
Parmi les flopées de petits programmes gratuits qu’on trouve partout sur Internet, se dissimulent en effet des «desperados», regroupés sous un nom générique : «badwares». Un «badware» peut contenir des «spywares», de petits programmes qui s’installent en même temps que lui et qui observent ensuite tout ce que fait l’internaute. Il peut aussi incorporer des «malware», apparentés aux virus et autres « chevaux de Troie » qui permettent la prise de contrôle à distance de votre ordinateur. Enfin, un «badware» peut simplement déclencher des pop-up, l’ajout automatique de favoris ou d’icônes à votre navigateur, ou encore l’installation d’autres logiciels en même temps que celui que l’on souhaitait. Aux Etats-Unis, 59 millions de PC contiendraient des «badwares».
 
Pour lutter contre ces programmes, plusieurs acteurs d’Internet, dont Google, Lenovo et Sun Microsystems, réunis dans la Stop Badware Coalition, ont donc décidé, avec leur site, de relancer bonne vieille méthode du Far West : l’avis de recherche. Jusqu’ici, StopBadware se contentait de lister les logiciels. Mais depuis le mois d’août, Google affiche un avertissement lorsqu’on accède, via les réponses du moteur de recherche, à un site répertorié dans la base de données du site. De quoi décourager les compagnies de produire ce type de programmes.
 
Le dernier logiciel d’AOL mis en cause
 
La mésaventure vient d’arriver à la dernière version du logiciel du fournisseur d’accès AOL, qui fait l’objet d’une «enquête» de StopBadware. Le site lui reproche une foule de choses : L’installation du logiciel lance automatiquement celle de programmes «partenaires», comme RealPlayer ou QuickTime ; il impose sa mise à jour régulière, sans laisser le choix à l’utilisateur ; il ajoute une barre de navigation et plusieurs icônes au navigateur Internet Explorer ; et enfin lorsqu’on le désinstalle, deux processus liés à AOL restent sur la machine.
 
Pour l’instant, le programme d’AOL n’a pas été classé comme «badware». Le fournisseur d’accès a déjà promis de faire des efforts pour éviter que ne tombe le couperet.
 

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