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Affaire Cantat : l’irréparable tragédie

Publié le 10 octobre 2007
Actualisé le 15 octobre 2007 : 17h16
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Bertrand Cantat, condamné à huit ans de prison pour le meurtre de sa compagne Marie Trintignant, a bénéficié d'une libération conditionnelle à compter du 16 octobre. Retour sur les dates clés de l’affaire.
Diaporama réalisé par Charlotte Menegaux
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Quand Marie Trintignant raconte Colette. En juillet 2003, l’actrice tourne sous la direction de sa mère, Nadine Trintignant, une fiction en deux parties sur la vie de l’écrivain, d’après un scénario qu’elles avaient écrit ensemble. Le tournage se déroule à Vilnius, en Lituanie.(AFP)
Marie Trintignant meurt d’un œdème cérébral. Dans la nuit du 27 au 28 juillet 2003, une dispute éclate entre l’actrice et son compagnon Bertrand Cantat. Les coups fusent. Marie Trintignant est transportée à l’hôpital de la capitale lituanienne dans un coma profond au petit matin. Elle décède, le 2 août 2003 à 10h20.
Trois jours plus tard, sa mère, Nadine Trintignant demande à être entendue par les policiers français afin de leur communiquer les termes d’un SMS où Marie signait «Ta fifille battue». (Kulbis/AP)
Bertrand Cantat face à la terrible vérité Le chanteur, auteur des coups mortels portés à sa compagne, est immédiatement placé en garde à vue à Vilnius. Très atteint psychologiquement, il fait une tentative de suicide et n’apprend la mort de sa compagne que quelques jours après. (Kulbis/AP)
L’adieu en berceuses à Marie Trintignant Les amis du spectacle de l’actrice lui rendent hommage en poèmes et en chansons, le 6 août 2003à Paris.
Lambert Wilson, qui tournait avec elle à Vilnius, se souvient que son prénom était celui d’une femme célébrée par Ronsard : «La Parque t’a tuée et cendre tu reposes. /Pour obsèques reçois mes larmes et mes pleurs, /Ce vase plein de lait, ce panier plein de fleurs, /Afin que vif et mort ton corps ne soit que roses.»
Après ces moments très intimes, la famille choisit d’inviter largement le public au Père-Lachaise, et la foule est en effet nombreuse. (Soriano/Le Figaro)
La maison landaise de Bertrand Cantat part en fumée. Le 11 septembre 2003, un sinistre dévaste la maison du chanteur, située à la sortie du village de Moustey. Demeure dans laquelle Bertrand Cantat vivait encore il y a peu avec Kristina Rady et leurs enfants. Depuis leur séparation, le chanteur et son épouse étaient convenus de s’y rendre à tour de rôle. (Edme/AP)
Cantat condamné à huit ans de prison. Le 29 mars 2004, le président du tribunal de Vilnius assène la sentence : «Bertrand Bruno Lucien Cantat a été reconnu coupable du crime prévu et réprimé par l’article 129-1 du Code pénal. En conséquence, il est condamné à huit ans de privation de liberté. La culpabilité de l’accusé est incontestable. Il pouvait prévoir les conséquences de ses actes, même s’il ne les souhaitait pas.»
Bertrand Cantat incarcéré à la prison de Muret. Trois mois après avoir demandé de terminer sa détention en France, il est transféré de Vilnius à la prison de Muret, en Haute-Garonne, le 28 septembre 2004. Il y purgera le reliquat de sa peine.
Le retour en France de Bertrand Cantat est organisé de manière à leurrer les paparazzi, différents horaires et plusieurs scénarios ayant été habilement distillés afin de brouiller les pistes. (APTN/AP)
Les proches de Cantat ripostent aux Trintignant. A quelques jours du deuxième anniversaire du drame, en juillet 2005, les musiciens du groupe Noir Désir (de G à D) Serge Teysot-Gay, Denis Barthe, Jean-Paul Roy, s’insurgent contre des propos de Nadine Trintignant, accusant Bertrand Cantat d’avoir volontairement tué sa fille.
Le groupe Noir Désir annonce également la sortie en septembre d’un double album reprenant des extraits des tournées 2002 et 2003, dont les droits seront versés sur un compte pour indemniser les enfants de Marie. (Bernard/AFP)
«Nous avons tous souffert». Kristina Rady, l’ex-épouse d’origine hongroise de Bertrand Cantat et mère de leurs deux enfants, martèle, de son côté, que ce dernier «n’a jamais levé la main sur personne». «Jamais je n’aurais pu vivre avec un menteur, un macho, un castagneur.» Ou encore : «Nous avons tous souffert. La maison familiale a été incendiée. J’ai été sous protection policière. Je ne veux pas d’un nouveau procès Cantat. Je répète, il ne m’a jamais brutalisée et je n’ai jamais été hospitalisée, sauf pour mes accouchements.» (Feferberg/AFP)
Nadine Trintignant opposée à la libération anticipée de Cantat. Après la publication de son livre «Ma fille, Marie», sous forme de touchant tête-à-tête virtuel entre la mère et la fille, Nadine Trintignant passe à l’attaque : dans un courrier au juge d’application des peines, dont Le Figaro a révélé la teneur le 13 septembre 2007, la mère de la victime craint qu’une «libération très anticipée n’apparaisse comme tristement significative pour tous ceux qui luttent pour que soient enfin justement sanctionnées les violences faites aux femmes».
L’option est pourtant envisageable. Comme le prévoit la loi, le chanteur de Noir Désir peut bénéficier d’une libération conditionnelle dans la mesure où il a purgé la moitié de sa peine. (Ayassi/AFP)
Libération conditionnelle pour Bertrand Cantat. Le chanteur est libéré dans la nuit du 15 au 16 octobre. Son entourage redoute l'attitude à venir des paparazzi. (AFP/Feferberg)
La liberté. Quelques heures à peine après sa sortie de prison, Bertrand Cantat retrouve sa maison de Moustey, dans les Landes... sous les objectifs des photographes. (Andrieu/AFP)

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