Colonisation : Bouteflika ranime la polémique

lefigaro.fr (avec AFP).
 Publié le 03 juillet 2006
Actualisé le 03 juillet 2006 : 14h49
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Abdelaziz Bouteflika avait déjà affirmé, en août 2005, que les Français ''ont voulu anéantir l'identité algérienne''.
Abdelaziz Bouteflika avait déjà affirmé, en août 2005, que les Français ''ont voulu anéantir l'identité algérienne''.
Sébastien SORIANO / Le Figaro

La France reste muette face aux déclarations du président algérien qui a qualifié la colonisation française d’«une des formes les plus barbares de l'Histoire».

 
La colonisation française en Algérie (1830-1962) est «l'une des formes de colonisation les plus barbares de l'Histoire». C’est ce qu’a affirmé le président algérien Bouteflika dans un message adressé aux participants d'un colloque international à Alger, dimanche. Et d’expliquer que cette «barbarie» était «caractérisée par la destruction et les violations flagrantes des droits naturels et civiques les plus élémentaires du peuple algérien».
 
De nouvelles attaques que Paris s’est refusé à commenter. «Je n'ai pas de commentaire particulier sur les déclarations du président Bouteflika», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Mattéi.
 
Abdelaziz Bouteflika n'a fait aucune allusion au traité d'amitié entre la France et l'Algérie dont la signature, prévue avant fin 2005, est renvoyée aux calendes grecques. En cause, la polémique suscitée par la loi du 23 février 2005, dont un article, par la suite abrogé à l'initiative du président Jacques Chirac, mentionnait «le rôle positif» de la colonisation. Par la passé, le président algérien avait posé comme condition à la signature de ce traité, la «reconnaissance» par la France de ses «crimes» durant la colonisation, des «excuses officielles» ou encore une «repentance».
 
Un «génocide de notre identité»
 
Le chef de la diplomatie française, Philippe Douste-Blazy, s'était rendu à Alger début avril pour tenter, sans succès, de relancer ce traité, annoncé en 2003 par Bouteflika et Chirac. Les deux présidents s'étaient alors engagés à «renforcer la coopération politique, économique, culturelle et scientifique» pour instaurer un «partenariat d'exception» entre les deux pays.
 
Abdelaziz Bouteflika avait déjà affirmé, en août 2005, que les Français «n'ont pas d'autres choix que de reconnaître qu'ils ont torturé, tué, exterminé de 1830 à 1962, qu'ils ont voulu anéantir l'identité algérienne». «La colonisation a réalisé un génocide de notre identité, de notre histoire, de notre langue, de nos traditions», avait-il également déclaré.
 
Le chef de l'Etat algérien a, cependant, concédé, que «l'écriture de l'Histoire relève de la seule compétence des historiens, des enseignants spécialisés et des chercheurs» rejoignant une position exprimée par la France.
 
«Laissons aux historiens le soin d'écrire l'Histoire et laissons au temps celui d'apaiser les douleurs» avait, pour sa part, déclaré la ministre française déléguée aux Affaires européennes, Catherine Colonna, estimant que le rôle de Paris et d'Alger devait se limiter à «faciliter» le travail des historiens.
 

La France reste muette face aux déclarations du président algérien qui a qualifié la colonisation française d’«une des formes les plus barbares de l'Histoire».

 
La colonisation française en Algérie (1830-1962) est «l'une des formes de colonisation les plus barbares de l'Histoire». C’est ce qu’a affirmé le président algérien Bouteflika dans un message adressé aux participants d'un colloque international à Alger, dimanche. Et d’expliquer que cette «barbarie» était «caractérisée par la destruction et les violations flagrantes des droits naturels et civiques les plus élémentaires du peuple algérien».
 
De nouvelles attaques que Paris s’est refusé à commenter. «Je n'ai pas de commentaire particulier sur les déclarations du président Bouteflika», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Mattéi.
 
Abdelaziz Bouteflika n'a fait aucune allusion au traité d'amitié entre la France et l'Algérie dont la signature, prévue avant fin 2005, est renvoyée aux calendes grecques. En cause, la polémique suscitée par la loi du 23 février 2005, dont un article, par la suite abrogé à l'initiative du président Jacques Chirac, mentionnait «le rôle positif» de la colonisation. Par la passé, le président algérien avait posé comme condition à la signature de ce traité, la «reconnaissance» par la France de ses «crimes» durant la colonisation, des «excuses officielles» ou encore une «repentance».
 
Un «génocide de notre identité»
 
Le chef de la diplomatie française, Philippe Douste-Blazy, s'était rendu à Alger début avril pour tenter, sans succès, de relancer ce traité, annoncé en 2003 par Bouteflika et Chirac. Les deux présidents s'étaient alors engagés à «renforcer la coopération politique, économique, culturelle et scientifique» pour instaurer un «partenariat d'exception» entre les deux pays.
 
Abdelaziz Bouteflika avait déjà affirmé, en août 2005, que les Français «n'ont pas d'autres choix que de reconnaître qu'ils ont torturé, tué, exterminé de 1830 à 1962, qu'ils ont voulu anéantir l'identité algérienne». «La colonisation a réalisé un génocide de notre identité, de notre histoire, de notre langue, de nos traditions», avait-il également déclaré.
 
Le chef de l'Etat algérien a, cependant, concédé, que «l'écriture de l'Histoire relève de la seule compétence des historiens, des enseignants spécialisés et des chercheurs» rejoignant une position exprimée par la France.
 
«Laissons aux historiens le soin d'écrire l'Histoire et laissons au temps celui d'apaiser les douleurs» avait, pour sa part, déclaré la ministre française déléguée aux Affaires européennes, Catherine Colonna, estimant que le rôle de Paris et d'Alger devait se limiter à «faciliter» le travail des historiens.
 

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