Le secrétaire général de l'Onu annonce que Damas va déployer un bataillon sur sa frontière avec le pays du Cèdre, en réponse à la demande internationale.
Le secrétaire général de l'Onu annonce que Damas va déployer un bataillon sur sa frontière avec le pays du Cèdre, en réponse à la demande internationale.
«On a demandé d'augmenter les effectifs sur la frontière. Bachar el-Assad m'a téléphoné pour me dire qu'il allait déployer un bataillon», a affirmé Kofi Annan, dans un entretient accordée à Europe 1. Il dit avoir proposé au chef d’Etat syrien «une assistance technique de l'Allemagne qui peut fournir les équipements et entraîner les fonctionnaires pour détecter les armes». Mais n'a pas révélé toutefois la réponse de Damas à cette demande. «Les Allemands vont faire la même chose du côté du Liban», a-t-il seulement ajouté. La Syrie s'est opposée récemment au déploiement à sa frontière avec le Liban de la Force intérimaire des Nations unies (Finul), chargée de consolider la trêve entre le Hezbollah libanais et Israël. Elle avait même menacé de fermer totalement sa frontière. «Moments difficiles» Samedi soir, Damas a également démenti avoir accepté l'envoi de gardes-frontières de l'Union européenne pour contrôler sa frontière avec le Liban, comme l'avait indiqué plus tôt le chef du gouvernement italien Romano Prodi. Le secrétaire général de l'Onu réaffirme de son côté que la Syrie est «obligée» d'accepter la résolution 1701 de l'Onu sur la cessation des hostilités entre Israël et le Hezbollah. «Elle est acceptée par le gouvernement libanais, y compris le Hezbollah. On ne peut pas être plus libanais ou plus Hezbollah qu'eux». Kofi Annan confie enfin qu’il a rencontré «des moments difficiles» lors de sa rencontre avec le président syrien. «Il y a une histoire. Parce que c'est moi qui ai mis en œuvre la résolution 1559» qui a contraint l'armée syrienne à quitter le Liban en 2005, après 30 ans de présence. Une résolution qui demande aussi le désarmement du Hezbollah.