
Elle n'échappe pas à la crise. La compagnie aérienne irlandaise Ryanair a annoncé des résultats semestriels marqués par un recul de 47 % du bénéfice net, à 214,6 millions d'euros, pour une hausse de 16,5 % du chiffre d'affaires et de 19 % du nombre de passagers. Malgré une période hivernale qui devrait générer des pertes, la compagnie Ryanair compte malgré tout être à l'équilibre fin mars.
Michael O'Leary, patron de la compagnie irlandaise, anticipe au moins dix-huit mois difficiles pour le transport aérien et il s'en est félicité hier. «Nous avons besoin d'une récession après dix ans de croissance, estime-t-il. Une récession nous débarrasse des compagnies déficitaires minables et nous permet d'acheter des avions moins chers.»
Et d'énumérer ses concurrents en difficulté (Air Berlin, Aer Lingus, Alitalia…) ou déjà au tapis comme XL Airways outre-Manche ou Sterling au Danemark. Il prédit qu'à terme seules survivront Air France-KLM, British Airways et Lufthansa. Bien sûr, elles auront face à elles Ryanair, avec ses prix cassés et son ambition. Michael O'Leary se verrait bien lancer, d'ici deux ou trois ans, une compagnie transatlantique.
» Les pilotes d'Air France décalent la grève
En savoir plus
À la une

