
Peugeot va supprimer 3550 postes par départs volontaires. Le groupe a en effet annoncé dans un premier temps un plan de suppressions d'emplois via départs volontaires de 2700 postes. Dans tous les sites et toutes les directions du groupe, ce sont les salariés dits «de structure» qui sont visés. Ainsi les ouvriers, les employés, les techniciens ou même les cadres seront touchés par cette mesure.
Pour l'instant, il ne s'agit donc en aucun cas de licenciements. Selon le directeur des Ressources Humaines, Jean-Luc Vergne, ne rien faire et mettre en péril les 200 000 emplois de PSA serait pire.
Ces mesures entrent dans le plan de réduction de la production de 30% annoncée par Peugeot le mois dernier. Un comité se réunira exceptionnellement le 2 décembre pour discuter du «redéploiement des emplois et des compétences». Ce projet visera surtout à hâter les départs (retraite, reconversions…) sur la base du volontariat pour éviter de recourir à un plan social. Le groupe PSA Peugeot-Citroën prévoit que la réduction des volumes sur le marché européen de l'automobile atteindra au minimum 10% en 2009, il cherche donc à diminuer ses effectifs pour s'adapter au contexte de crise économique.
Dans la foulée, le groupe a également annoncé un plan de réduction de ses effectifs de 850 salariés de l'usine de Rennes via le même mécanisme. En outre, 950 ouvriers de l'usine de Rennes seront redéployés vers d'autres sites du constructeur, bien que l'avenir de Rennes ne soit pas «nullement» remis en cause.
Pour ce qui est de cette usine, sa spécialisation dans la fabrication de berlines moyenne et haut de gamme entraine une sous-activité de plus de 20% à cause de la chute de la demande sur ce marché. Les consommateurs privilégient les gammes inférieures.
Tout comme Renault, Peugeot prépare des fermetures temporaires, et notamment une fermeture d'un mois de l'usine de Sochaux. Il s'agit du plus grand site industriel français qui s'arrêtera pour réduire la production. La détérioration du marché de l'automobile risque de se propager à tous les domaines du secteur puisque selon «Les Echos», le spécialiste du pneumatique Michelin devrait lui aussi entamer une baisse de la production.
Début octobre, le plan CAP 2010 de PSA, programme opérationnel de croissance et de compétitivité, semblait être sur de bons rails. Qualité des produits et des services, réduction des coûts, efforts d'innovation et offensive commerciale ont payé. Les résultats du premier semestre montraient une forte progression dont une croissance des ventes mondiales de 4,6% et des économies qui s'élevaient à 882 millions d'euros en juillet 2008. Mais le «contexte difficile» a fini par rattraper le constructeur, qui doit maintenant réagir en développant de nouveaux programmes en supplément du son plan initial.
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